Nerf Radial

Les atteintes canalaires du nerf radial sont rares. Quatre syndromes ont été individualisés.

Le premier est situé au tiers inférieur du bras (souvent nommé syndrome de Lotem) : le nerf radial parcourt la gouttière humérale puis la quitte en traversant le septum latéral ou cloison intermusculaire externe à 10 ou 12 cm au-dessus de l’épicondyle. C’est à ce niveau que le nerf est susceptible d’être comprimé, plus particulièrement à la suite de mouvements de flexion-extension de l’avant-bras sur le bras avec torsion (pompes, VTT). La douleur y est fréquente et l’atteinte peut y être sévère. Le déficit moteur intéresse les muscles extenseurs des doigts et du poignet, mais aussi le long supinateur, mais pas le triceps. Un déficit sensitif situé sur le premier espace interosseux de la main est possible. L’intervention chirurgicale est impérative.

Le deuxième syndrome est le plus connu. Seule la branche terminale du nerf radial, le nerf interosseux postérieur, est intéressée. Il est comprimé au niveau de l’arcade de Fröhse, du muscle supinateur ou encore d’une bande fibreuse . Les mouvements répétés de pronosupination de l’avant-bras joueraient un rôle important dans ce type de pathologie. La symptomatologie de ces atteintes est variable. La paralysie des extenseurs des doigts est généralement progressive (d’abord un doigt puis les autres), accompagnée de douleurs à la face antérieure du coude. Les extenseurs du poignet sont en revanche normaux et il n’y a pas de troubles sensitifs.

L’imagerie est indispensable pour éliminer une cause compressive par un processus tumoral (lipome) et la chirurgie est indiquée.

Le troisième syndrome est lui purement sensitif : compression de la branche sensitive superficielle du nerf radial (syndrome de Wartenberg). Elle est due à une striction au niveau du point de cisaillement des tendons des muscles brachioradial et long extenseur radial du carpe. Les mouvements répétés de pronation seraient là aussi un facteur favorisant majeur. Il existe toujours un signe de Tinel au point où le nerf traverse le fascia de l’avant-bras émergeant du tendon du muscle brachioradial. Le traitement peut être médical : éviter les mouvements causaux ou infiltration au point d’émergence. La chirurgie est réservée aux cas rebelles.

Le quatrième ou syndrome du tunnel radial est le plus souvent représenté par des douleurs, équivalent du tennis elbow résistant et qui pose souvent des problèmes de diagnostic avec les épicondylites rebelles.

L’examen electromyographique est très utile dans ces syndromes. Il montre essentiellement le territoire touché par l’atteinte neurogène des muscles. Dans le premier cas, le potentiel sensitif du nerf radial peut être altéré, dans le deuxième cas, il est toujours normal, dans le troisième, il est souvent normal bien que l’atteinte soit purement sensitive et il est normal dans le syndrome du tunnel radial.

Bibliographie :

Les Mononeuropathies; P. Bouche ; Editions Doins ; 2006

Date de dernière modification : 24 février 2011

Sommaire : syndromes canalaires

  1. Syndrome du Canal Carpien
  2. Syndrome du Canal de Guyon
  3. Syndrome du Canal Cubital au Coude
  4. Syndrome du Défilé Cervico Thoracique
  5. Atteinte du Nerf Radial
  6. Méralgie Paresthésiante
  7. Atteinte du Nerf Péronier Commun au col du Péroné (Sciatique Poplité Externe)

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