Sclérose en Plaque

La sclérose en plaques (SEP) est une affection neurologique fréquente chez l’adulte jeune (80 000 patients estimés, 2 à 3000 nouveaux cas par an en France).Il s’agit d’une maladie du système nerveux central (cerveau, moelle épinière, nerfs optiques) qui se traduit par la perte de myéline, une substance située dans la gaine qui entoure et protège les neurones et qui permet la transmission rapide de l’influx nerveux.L’évolution peut se faire selon différents modes : « rémittent » (formes avec poussées) avec ou sans séquelles, « primitivement progressif », ou « secondairement progressif » (faisant suite à la forme rémittente).

Deux événements cliniques sont caractéristiques : la poussée et la progression.

  • La « poussée » correspond à l’apparition de signes neurologiques ou à l’aggravation de signes pré-existants, durant plus de 24 heures, en dehors de tout contexte fébrile, à plus d’un mois de la dernière poussée ;
  • La « progression » est définie par l’aggravation des signes durant 6 mois et plus.

Symptômes

Les signes observés au début de la maladie sont souvent transitoires et très variés car ils peuvent correspondre à des lésions dans n’importe quelle zone du cerveau ou de la moelle épinière.

Il peut s’agir :
de troubles moteurs (faiblesse musculaire), ce sont les signes les plus fréquents en début de maladie,
d’une perte de la sensibilité (engourdissements ou fourmillements),
d’une gêne visuelle (vision double ou baisse de l’acuité visuelle d’un œil),
de troubles de l’équilibre.

Parallèlement à ces troubles neurologiques, des signes généraux (fatigue, troubles de la mémoire ou de la concentration, épisodes dépressifs) sont souvent présents dès le début de la maladie.

Ces symptômes sont évocateurs s’ils surviennent chez un adulte jeune (en effet, dans 2/3 des cas la maladie débute entre 20 et 30 ans).

Lors des premiers troubles, il est souvent difficile d’évoquer le diagnostic. En revanche, la récurrence des troubles neurologiques est très évocatrice du diagnostic. Les nouveaux symptômes peuvent être identiques aux symptômes initiaux ou avoir une expression différente. C’est cette évolution, témoin d’une dissémination dans le temps et dans l’espace des lésions, qui est caractéristique de la maladie.

Dans 85% des cas, la SEP débute par une forme à poussées (apparition ou aggravation de symptômes neurologiques durant plus de 24h et à distance d’un épisode fébrile).

La régression des signes cliniques peut être totale ou accompagnée de séquelles. La fréquence habituelle des poussées est de 1/an.

Diagnostic

Pour affirmer le diagnostic de la SEP, il est nécessaire que deux éléments soient réunis : la dissémination spatialedissémination temporelle (succession d’attaques neurologiques au fil du temps).
La première étape du diagnostic est l’examen clinique qui permet au neurologue d’exclure une autre affection qui peut simuler une SEP par son mode de présentation.

Lorsque le diagnostic est suspecté, des examens complémentaires seront proposés.

L’imagerie par résonance magnétique (IRM)permet de mettre en évidence les lésions provoquées par la maladie dans le SNC de façon très précoce. Mais les lésions observées en IRM ne sont pas spécifiques de la SEP et il est indispensable de les rattacher au contexte clinique. (plusieurs zones du SNC sont atteintes) et la

La ponction lombaire permet d’analyser le liquide céphalo-rachidien (LCR). La détection d’une inflammation dans le LCR qui circule autour du SNC est un bon reflet de l’état inflammatoire de celui-ci. Ainsi, dans un contexte clinique évocateur, l’association d’une inflammation locale et de deux lésions visibles à l’IRM permet de confirmer la dissémination spatiale.

D’autres examens complémentaires peuvent être demandés : l’étude des potentiels évoqués visuels pour mettre en évidence un ralentissement de l’influx nerveux dans les nerfs optiques, ou des examens sanguins pour écarter d’autres diagnostics.

Critères diagnostic de McDonald (2005)


Traitements dans la sclérose en plaque

Utilisation du Cannabis Thérapeutique

La fatigue dans la sclérose en plaque

Bibliographie :

Aspects cliniques, physiopathologiques, et thérapeutiques de la sclérose en plaques ; J.-C. Ouallet, B. Brochet ; EMC Neurologie – 17-066-A-60 ; 2004
Diagnostic criteria for multiple sclerosis: 2005 revisions to the “McDonald Criteria”; Polman CH, Reingold SC, Edan G et als.; Ann Neurol, 2005;58:840-846

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