Fibromyalgie

La fibromyalgie est caractérisée par des douleurs diffuses, chroniques, accompagnées d’une fatigue souvent intense et des troubles du sommeil et souvent associées à une anxiété ou à une dépression.

La prévalence est de 2% à 5% dans la population générale, mais varie en fonction des études et des populations. Il existe une forte prédominance féminine (4:1), la maladie survenant dans la majorité des cas chez des femmes entre 30 et 50 ans.

Les douleurs, en règle générale diffuses, peuvent prédominer au rachis ou aux articulations périphériques. Elles s’associent souvent à une impression de gonflement et à une raideur matinale, pouvant évoquer un rhumatisme inflammatoire débutant. Les douleurs sont permanentes mais aggravées par les efforts, le froid, l’humidité, le stress et le manque de sommeil et mal calmées par les antalgiques habituels.

fibromyalgie

L’asthénie et les troubles du sommeil (sommeil non réparateur) sont présents chez 90% des patients.

Les autres symptômes peuvent inclure colopathie fonctionnelle, migraines ou céphalées de tension, douleurs pelviennes, cystalgies à urines claires, troubles de l’articulé dentaire, dysautonomie avec hypotension orthostatique, troubles psychologiques divers (anxiété, dépression, catastrophisme, kinésiophobie, troubles cognitifs).

La cause de la fibromyalgie est inconnue.

Le diagnostic est admis, quand il existe, chez un patient souffrant depuis plus de 3 mois de douleurs diffuses, présentant au moins 11 points douloureux à la pression sur les 18 points sensibles retenus. Il est indispensable d’avoir éliminé préalablement les rhumatismes inflammatoires chroniques (en particulier, le syndrome de Gougerot, voir ce terme) et toutes les pathologies (notamment l’hypothyroïdie, la maladie de Parkinson…) pouvant entraîner des douleurs diffuses.

La fibromyalgie ne peut être qu’un diagnostic d’exclusion, puisqu’il n’y a ni lésion anatomique, ni signe biologique ou radiologique spécifique.

Le traitement est symptomatique.

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont peu ou pas efficaces. Le chlorhydrate de tramadol, certains anticonvulsivants (dont la gabapentine, la prégabaline), certains antidépresseurs (la duloxetine, la venlafaxine) sont efficaces sur la douleur chez certains patients. Les hypnotiques peuvent être utiles pour les troubles du sommeil.

La prise en charge doit associer, aux médicaments, une kinésithérapie avec reprise progressive d’activités physiques (natation, yoga, stretching postural, aérobic…) et des techniques cognitivo-comportementales et de relaxation.

Il s’agit d’une maladie chronique, de sévérité très variable, mais la fatigabilité, les douleurs, accompagnées d’une grande errance diagnostique, peuvent être très invalidantes.

1442688910_twitter_circle1442688921_facebook_circle1442688930_google_circle 1443196140_circle-tumblr