Névralgie du Trijumeau

Le diagnostic en est aisé et repose sur quatre éléments cliniques :

  • qualité de la douleur : intense et paroxystique, décrite le plus souvent comme un éclair, une décharge électrique, plus rarement comme un broiement, un arrachement ou une brûlure. Elle est brève, de l’ordre de la seconde, et se répète souvent en salves de 1 à 2 minutes entre lesquelles le malade ne souffre pas. La fréquence des salves détermine la gravité de la maladie : de cinq à dix accès par jour dans les formes bénignes jusqu’aux accès subintrants des formes graves. L’intensité est insupportable, responsable d’une immobilisation du malade dans une attitude figée, le patient portant souvent la main vers la région douloureuse. Rarement, la douleur est accompagnée d’une rougeur des téguments ou d’une congestion de l’oeil ou de la muqueuse nasale.  
  • topographie de la douleur : elle est généralement unilatérale, rarement bilatérale ou à bascule, toujours strictement localisée au territoire du trijumeau et le plus souvent limitée à une ou deux de ses branches. Il s’agit dans 40 % des cas du maxillaire supérieur, dans 20 % des cas du maxillaire inférieur et dans 10 % des cas de la branche ophtalmique, ce qui doit faire suspecter une forme symptomatique

  • facteurs déclenchants de la douleur : le plus fréquent est l’excitation cutanée d’une zone précise du territoire douloureux appelée trigger zone ou « zone gâchette ». L’attouchement, le frôlement superficiel représentent les stimulations les plus efficaces, alors que les pressions continues et fortes sont inefficaces. La parole, la mimique, le rire, la mastication peuvent également déclencher des crises, ce qui explique l’attitude de ces malades qui tentent de rester immobiles et réduisent parfois leur alimentation au prix d’un amaigrissement qui peut être très sévère. Chaque accès douloureux est suivi d’une période réfractaire de 1 à 2 minutes où les stimulations tactiles sont inefficaces. Les salves nocturnes sont rares ;
  • examen neurologique : il doit s’assurer de la parfaite normalité de la sensibilité de la face et en particulier de la cornée, ainsi que de l’absence d’atteinte du V moteur (paralysie des masticateurs), des autres nerfs crâniens et des voies longues. La constatation du moindre signe déficitaire en dehors d’une crise oriente vers le diagnostic de névralgie symptomatique.

Sommaire : Migraine et Céphalées

  1. Migraine
  2. Céphalées de Tension
  3. Algie Vasculaire de la face
  4. Céphalées Chroniques Quotidiennes
  5. Névralgie du Trijumeau

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