Neuropathies Diabétiques

La fréquence de la neuropathie diabétique est diversement appréciée selon les critères pris en compte pour la définir. Si on retient des critères cliniques, on estime sa prévalence à 50 % chez les diabétiques dont la maladie évolue depuis plus de 20 ans et également à 50 % chez les diabétiques âgés de plus de 65 ans.

Les facteurs déterminant la survenue de la neuropathie diabétique sont d’abord l’équilibre glycémique et la durée du diabète, comme pour la rétinopathie et la glomérulopathie. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle on parle de triopathie diabétique pour définir l’atteinte « oeil – pied – rein ». Mais il existe assez fréquemment des neuropathies diabétiques isolées sans rétinopathie ni glomérulopathie, compliquant le plus souvent un diabète apparemment pas trop mal équilibré ou des neuropathies révélant un diabète méconnu ou même un diabète d’apparition récente.

Facteurs de susceptibilité

  1. L’âge, la majorité des neuropathies diabétiques survenant après l’âge de 50 ans. Il est possible que le vieillissement « physiologique » axonal crée une susceptibilité à l’hyperglycémie.
  2. le sexe masculin
  3. la grande taille (peut être en raison de la longueur des fibres nerveuses)
  4. un alcoolisme associé (parfois d’ailleurs responsable d’une pancréatite chronique calcifiante et de troubles nutritionnels)
  5. des facteurs nutritionnels (carences vitaminiques, dénutrition)
  6. une ischémie par artérite des membres inférieurs pouvant expliquer l’asymétrie de l’exploration fonctionnelle neurophysiologique d’une polyneuropathie diabétique
  7. enfin des variations rapides de l’équilibre glycémique, en particulier une amélioration soudaine de la glycémie, peut être l’occasion d’une « décompensation » d’une neuropathie. Il s’agit alors souvent de la constitution d’une multi-mononeuropathie aiguë motrice et/ou douloureuse, parfois sévère mais en général d’évolution favorable.

Mononeuropathies multiples

 
Elles ne représentent que 10 à 15 % des neuropathies diabétiques : leur début est brutal, faisant suspecter une pathologie ischémique, mais parfois il s’agit seulement de la compression radiculaire ou tronculaire d’un nerf « fragilisé par le diabète ». Ces mononeuropathies se traduisent essentiellement par des signes moteurs déficitaires, des douleurs évocatrices par leur exacerbation nocturne.

Les membres inférieurs sont le plus souvent intéressés (cruralgies).

Les membres supérieurs sont moins souvent touchés. Il s’agit alors souvent d’une neuropathie compressive, telle une compression du médian dans le canal carpien.

L’atteinte des nerfs oculomoteurs est parmi les plus fréquentes. Un tiers des paralysies oculomotrices serait d’origine diabétique. Le III et le VI sont plus souvent intéressés que le IV. La paralysie est souvent précédée pendant quelques jours de douleurs vives. L’atteinte du III épargne en règle les fibres plus superficielles du III intrinsèque. La réactivité pupillaire est donc normale. Une mydriase associée à une paralysie du III doit en effet faire rechercher systématiquement un anévrisme de la carotide interne ou une tumeur par tomodensitométrie ou IRM.

L’amyotrophie diabétique proximale survient essentiellement chez des diabétiques non insulino-dépendants de plus de 50 ans. Précédée de douleurs spontanées, elle intéresse essentiellement les racines en particulier les psoas et les quadriceps amyotrophiés et douloureux à la palpation.

Polyneuropathies diabétiques

Elles sont beaucoup plus fréquentes, puisqu’elles représentent 80 à 85 % des neuropathies diabétiques. Il s’agit le plus souvent de polyneuropathies sensitives. Leur topographie est habituellement distale, le plus souvent en chaussettes

Les manifestations subjectives sont  :

– les douleurs sont fréquentes, volontiers exacerbées la nuit, parfois intolérables avec sensation d’écrasement ou de brûlures, continues ou fulgurantes.
– des paresthésies et des dysesthésies (fourmillements, démangeaisons, sensation de froid ou de chaud…)

L’électromyogramme de la neuropathie diabétique révèle un profil caractérisé par un ralentissement des vitesses de conduction nerveuse ainsi qu’une diminution de l’amplitude des potentiels d’action des nerfs sensitifs puis moteurs.

Traitement de la Neuropathie diabétique

Equilibration aussi bonne que possible du diabète, au besoin par insulinothérapie dans le mesure où l’hyperglycémie majore la perception douloureuse.

Traitement Médicamenteux : antiépileptique (gabapentine, pregabaline, carbamazepine), inhibiteur de la recapture de la serotonine (duloxetine)

Sommaire Neuropathies :

  1. Neuropathies diabétiques
  2. Neuropathie Alcoolique
  3. Syndrome de Guillain Barré

1442688910_twitter_circle 1442688921_facebook_circle 1442688930_google_circle 1443196140_circle-tumblr

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s