Parkinson

La maladie de Parkinson est une atteinte neurologique chronique qui touche près de 6,3 millions de personnes dans le monde.

Sa prévalence dans les pays occidentaux augmente avec l’âge : elle est de 1 à 2 pour 1000 dans la population générale, elle est rare avant 50 ans et s’élève de 6 à 8 pour 1000 entre 65 et 69 ans ; elle passe de 26 à 35 pour 1000 entre 85 et 89 ans. L’âge habituel de début est autour de 60 ans.

Les hommes sont un peu plus souvent touchés que les femmes (55 hommes pour 45 femmes).

Chaque année, le diagnostic de la maladie de Parkinson est porté chez 10 personnes sur 100 000.

Le syndrome parkinsonien

Tremblement de repos :

C’est un tremblement lent et régulier qui survient au repos. Il est décrit comme un tremblement fin des extrémités. Il disparaît lors des mouvements volontaires et pendant le sommeil ; en revanche, il s’accentue lorsque le patient est soumis à une émotion ou lorsqu’il fait un effort de concentration.

Ce tremblement est très caractéristique au niveau des mains : il évoque un émiettement de pain entre les doigts. Il est en général asymétrique, il débute d’un coté.

Mais tous les parkinsoniens ne tremblent pas et ne trembleront jamais (1 cas sur 3) et les patients qui tremblent n’ont pas tous une maladie de Parkinson , il existe d’autres causes de tremblement.

Rigidité musculaire :

Elle est due à une exagération du tonus musculaire (hypertonie musculaire).

Le patient présente une rigidité asymétrique, des bras, des jambes et du dos.

Cette rigidité est accentuée ou mise en évidence lorsqu’on demande au patient par exemple d’étendre le bras, il apparaît alors une résistance involontaire des muscles antagonistes (qui font plier le bras) et qui cède par à-coups ; on utilise l’image de la « roue dentée ».

Akinésie :

L’akinésie est un ralentissement de l’exécution du mouvement, avec parfois une difficulté à initier le mouvement (hésitation au démarrage).

Un patient atteint de la maladie de Parkinson aura alors des mouvements lents et rares : le patient a du mal à se mouvoir, il avance à petits pas ou piétine, le balancement des bras lors de la marche disparaît, le visage est moins expressif, il paraît triste et la voix devient monotone et basse, la micrographie (petite écriture très serrée) est aussi un signe de la maladie de Parkinson .

Tous ces symptômes sont variables dans le temps. D’un jour à l’autre ou d’une minute à l’autre, les signes peuvent disparaître puis réapparaître. Ils sont influencés par les émotions, le stress, les stimuli visuels, auditifs, d’autres activités simultanées, par le sommeil ou la veille, les motivations, .

On retiendra donc deux notions-clés : l’asymétrie et la variabilité des symptômes.

Le diagnostic de la maladie de Parkinson est un diagnostic qui repose sur l’interrogatoire et l’examen du patient à la recherche de signes cliniques précédemment décrits : l’existence d’un tremblement de repos, d’une raideur musculaire, d’une lenteur des gestes (marche, parole, écriture…). Le reste de l’examen neurologique sera normal, notamment la force musculaire, la sensibilité, l’étude des réflexes.

Pour autant, diagnostiquer la maladie de Parkinson au tout début de son évolution n’est pas facile. Si les symptômes sont présents à l’interrogatoire, ils ne sont pas toujours présents au moment de la consultation.

Aucun examen de laboratoire ou d’imagerie médicale n’est justifié lorsque ces éléments cliniques sont obtenus. Dans les cas douteux, le Datscan permet de confirmer l’hypothèse clinique.

Le diagnostic sera confirmé, plus tard, par l’obtention d’une nette amélioration des symptomes lors de la mise en route du traitement dopaminergique.

Néanmoins, chez un sujet de moins de 40 ans, une IRM cérébrale et un bilan du cuivre (recherche d’une maladie de Wilson) seront demandés.

Traitements

Les médicaments actuels compensent le déficit en dopamine dû à la destruction des neurones dopaminergiques. Il n’existe donc actuellement aucun traitement curatif de la maladie de Parkinson . Les traitements dopaminergiques ont, depuis 30 ans, révolutionné la prise en charge des patients.

La L-dopa reste le moyen de référence de la maladie de Parkinson, même si depuis quelques années, les agonistes dopaminergiques jouent un rôle thérapeutique croissant.

Dans tous les cas, il est essentiel de maintenir une activité physique (marche, gymnastique, sport.) et de faire appel à la kinésithérapie dès que c’est nécessaire afin que le patient maintienne son capital physique.

La stimulation cérébrale profonde  du noyau sub-thalamique est une technique chirurgicale pour traiter les formes sévères de la maladie de Parkinson (environ 10 à 15% des cas).

Evolution

Comme toute maladie neurodégénérative, les lésions s’étendent et le déficit dopaminergique augmente peu à peu ; il se traduit par une lente majoration des symptômes de la maladie.

Mais l’évolution de la pathologie varie beaucoup d’un patient à l’autre.

Par ailleurs de nombreux facteurs peuvent accentuer ou améliorer ces symptômes : l’émotion, le stress, le sommeil, la motivation.

L’évolution de la maladie n’est pas corrélée à l’âge d’apparition de la maladie.

Les premiers symptômes apparaissent généralement sur un seul côté du corps. Le membre supérieur est souvent concerné en premier.

Les patients atteints de la maladie de Parkinson souffrent souvent de troubles de l’humeur : 50% présentent une dépression au cours de leur maladie ; des troubles de l’attention, de la mémoire sont présents dans 20 à 30% des cas et concernent surtout les patients âgés.

Grâce aux traitements anti-parkinsoniens, les symptômes peuvent être corrigés, en particulier au début de la maladie et ainsi atténuer leurs conséquences sur la vie personnelle et sociale du patient. Cependant, il s’agit uniquement d’un traitement symptomatique, qui, s’il ne guérit pas la maladie, peut, dans certains cas, en retarder l’évolution.

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